KaM Brochure de 2017 sur l'art de la Moltkeplatz (en allemand)  ici.
(Version abrégée de 2010 en français ci-dessous)

KaM Opuscolo de 2017 sull' arte su Moltkeplatz (in tedesco) 
qui.
(Breve versione di 2010 in italiano qui sotto)

KaM Brochure of 2017 on Art at the Moltkeplatz (in English)  here.
(Summary of 2010 version in English further down; full KaM web site in English here.)

KaM Broschüre aus 2017 über Kunst am Moltkeplatz (auf deutsch) hier.




Version de 2010:

Version abrégée en français

(Breve versione in italiano qui sotto / Summary in English further down)

Kunst am Moltkeplatz   /   L’art place « Moltkeplatz »

De la place avec sa grande pelouse émane une atmosphère particulière. Horizontalement, la place est claire et ouverte. Mais à la verticale, les branches  des arbres qui s’élèvent bien au dessus de la place forment un espace surmonté d’une voûte. L’ancien galeriste Jochen Krüper a perçu le potentiel du lieu. C’est grâce à lui qu’ont été rassemblées ici des sculptures contemporaines d’artistes  renommés. En 1981 il plaça ici, face à son domicile et sa galerie du 5 Moltkeplatz, la « Porte d’Hannover » de Friedrich Gräsel, devenue entre-temps un repère pour tout le quartier, faisant ainsi concurrence au clocher de la toute proche école d’architecture, l’actuel « Robert-Schmidt-Berufskolleg ». Les années qui suivirent virent l’arrivée de sculptures de Ulrich Rückriem, Jo Schöpfer, Ansgar Nierhoff, Heinz Bethke. En 1990-1991 le projet « Matériau et Espace » conçu par Jochen Krüper en collaboration avec Uwe Rüth, ancien directeur du Musée de Sculptures de Marl, constitue le point d’orgue de cette époque. Christa Feuerberg, Hannes Forster, Gloria Friedmann, Lutz Fritsch, Katja Hajek, Stefan Pietryga, Norbert Rademacher, Thomas Rother, puis à nouveau Jo Schöpfer laissaient ainsi leurs traces. La dernière sculpture dressée ici était la « Lebensgröße » de Heinz Breloh en 1994.

Au fil des ans, celles des œuvres qui étaient rouillées ou délabrées durent être retirées. Après la mort de Jochen Krüper, en 2002, ce qui restait des œuvres par lui rassemblées dépérissait ; le parc prenait un aspect de plus en plus déplorable. Afin de prévenir la menace grandissante d’une fermeture du parc des sculptures, des habitants du quartier fondaient en 2006 l’association KaM (Kunst am Moltkeplatz / L’art place Moltkeplatz). Après des négociations serrées avec les différents propriétaires des sculptures et les responsables de la ville, l’association fut autorisée à assumer le parrainage des œuvres. Depuis, les huit sculptures restantes sont à nouveau en excellent état.

L’association KaM s’est assigné pour but la conservation de l’ensemble existant mais aussi son développement en tant que lieu d’Art. Dans le cadre de son parrainage, parallèlement à la mise en bon état et à l’entretien des œuvres présentes, elle s’est engagée à organiser des projets temporaires avec de jeunes artistes. Cet engagement pour l’art et pour le quartier a valeur d’exemple pour la ville. L’association met à disposition un portail internet particulièrement complet:  www.kunst-am-moltkeplatz.de .

Lutz Fritsch (*1955): Ein•Stand (Mono•Poteau)
Ce tube d’acier de 10 m de haut est placé dans un no-man’s land, à l’intersection de la Ruhrallée et de la Moltkeplatz. Il a été conçu spécifiquement pour ce lieu par Lutz Fritsch en 1990. Le triangle de gazon constitue le point d’intersection entre le dynamique de la grande artère et le calme du parc, entre l’orange et le bleu, couleurs dont l’artiste a laqué son œuvre poétique-conceptuelle; la sculpture et son environnement ne forment  pour lui qu’un tout.

Ulrich Rückriem (*1955) ohne Titel (sans titre)

« Extirper du rocher, regarder, décider ». C`est ainsi que Ulrich Rückriem décrit sa façon de travailler. La sculpture en forme de coin, empilement de 4 blocs taillés dans de la « Dolomitstein » d`Anröchte se trouve depuis 1983 au nord-est de la Moltkeplatz. Peu à peu,  sa surface se confond avec les arbres environnants; la nature prend ce qui lui appartient après cet empiètement artificiel, et la pierre reste pierre: massive, immuable.

Gloria Friedmann (*1950): Denkmal (Monument)

Le mur en béton rouge vif de Gloria Friedmann, qui enchâsse un arbre mort issu de la forêt municipale, symbolise le lien culturel entre l`Homme et la Nature. Exposée là depuis 1990, elle fait écho à la vibration que nous ressentons aussitôt que la nature est menacée où s’éveille à une nouvelle vie. Le rouge est la couleur de l’alarme, de l’amour, de la mise en évidence mais aussi du trait qui corrige.

Ansgar Nierhoff  (*1941): Paarweise (Deux à deux)
Placées dos à dos, ces deux stèles inégales se trouvent là, qui pourtant à l’origine ne formaient qu’un. Cette sculpture d’Ansgar Nierhoff exposée depuis 1988 tourne l’Intérieur vers l’Extérieur. Il ne s’agit pas seulement de la relation de deux corps dans l’espace, mais aussi de la création d’une signature caractéristique à partir d’un bloc lisse. Les reliefs issus de la coupure de ce bloc en deux stèles se conditionnent et sont pourtant uniques.

Hannes Forster (*1955): Eine echte falsche Geschichte (Une vraie fausse histoire)
L’église et le transformateur électrique se font face et se confrontent l’un l’autre en une vraie fausse histoire. Car il est vrai que spiritualité et technique ne sont pas antagonistes mais peuvent se compléter et stimuler mutuellement. C’est ainsi en tout cas que Hannes Forster, à travers son œuvre datée de 1990, présente les choses. La partie maçonnée tournée vers l’église suggère une nef tout en intégrant l’angle du transformateur.  L’œuvre veut encourager les transformations dans un monde en friche.

Friedrich Gräsel (*1927): Hannover Tor (la Porte d’Hannover)
Le tube est au sculpteur Friedrich Gräsel ce qui est la ligne à un dessinateur. Depuis 1991 son imposante construction de tubes d’où émane une énergie rayonnante s’expose place Moltkeplatz. La forme et la couleur bronze prise par le métal donnent à la sculpture un caractère «  protecteur ». Celui qui passe en dessous et pour en  faire ensuite le tour ressent peu à peu ses multiples relations avec l’espace, relations qui dépassent l’œuvre elle-même pour s’étendre à son environnement. D’abord, ce ne sont que des échappées, ensuite c’est tout le parc qu’on découvre.

Heinz Breloh (1940-2001): Lebensgröße (Grandeur de Vie)
Embrasser, serrer, pousser, percer: c’est avec tout son corps que Heinz Breloh travaillait, suivant une chorégraphie bien établie, une masse de plâtre toujours plus prise. D’une certaine manière, il s’accouple avec le matériau afin d’être le plus proche possible de l’œuvre. « L’œuvre est achevée lorsque entre elle et moi, il n’y a plus de distance », ainsi décrit-il lui même le processus de création. Le moulage en bronze mis en place en 1994  porte ainsi les traces manifestes de son corps.

Les deux œuvres suivantes se trouvent sur le terrain 5 Moltkeplatz de l’ancien galeriste Jochen Krüper. Les habitants actuels poursuivent la tradition des expositions d’art sous le titre « Kunst im Wohnraum » (L’art dans des locaux privés). Cette initiative à laquelle entretemps  d’autres habitants du quartier et même du dehors se sont associés a été honorée par la recherchée « Spray-Banane » de l’artiste Thomas Baumgärtel, un graffito en forme de banane accroché sur le mur de l’immeuble.

Jo Schöpfer (*1951): Stele (Stèle)

Ce n’est que d’en haut qu’il est possible d’apercevoir que cette stèle de 2,90 m, mise en place en 1990, montre le plan d’une maison. Jo Schöpfer l’a créée à l’attention spéciale du galeriste Jochen Krüper (†2002) qui avait fait des études d’architecture et pouvait regarder la stèle depuis son atelier de travail qui se trouvait au premier étage.

Katja Hajek (1950-2008): Blaues Pigment (Pigment bleu)

C’est par l’œuvre « Blaues Pigment » peinte en extérieur en 1990 par Katja Hajek que s’achève l’ensemble de sculptures placées face aux maisons d’habitation. Avec l’aide de la couleur, l’artiste veut donner une nouvelle importance au lieu et rendre le passé visible. Qu’elle le fasse précisément avec la nuance de bleu avec laquelle le peintre français Yves Klein et l’architecte d’Essen Werner Ruhnau ont décoré le foyer du Théâtre de Musique à Gelsenkirchen (MIR) inauguré en 1959, nous rappelle que le Moltkeviertel a pris son part au développement de l’architecture ouverte de la modernité.


Extrait de: Tankred Stachelhaus: Das Essener Moltkeviertel (= Rheinische Kunststätten, Heft 521), Köln 2010, ISBN 978-3-86526-051-2;   traduit par Grete Fervers.

Des versions en différentes langues de cet extrait ainsi que le livret intégral de 2010 et 2017 (en allemand) sont à votre disposition sous l´adresse 
Kunst am Moltkeplatz KaM e.V.,  Moltkeplatz 9,  D-45138 Essen
Tel +49 201 261366, Fax 269396   KaM@kunst-am-moltkeplatz.de  www.kunst-am-moltkeplatz.de





Versione di 2010:

Versione breve in italiano

(Summary in English further down)

Kunst am Moltkeplatz   /   L’arte a Moltkeplatz

La piazza, con il grande prato, offre una particolare atmosfera: nella linea orizzontale volge aperta e luminosa e verso l’alto i rami si ergono formando quasi una copertura. Fu il gallerista Jochen Krüper a riconoscere il potenziale di quest’area. Ed é grazie a lui che proprio qui si sono riunite opere di rinomati artisti contemporanei. Nel 1981 egli collocò davanti alla sua galleria, integrata nella sua abitazione al numero 5 di Moltkeplatz, come prima scultura l’ “Hannover Tor” (la porta di Hannover) di Friedrich Gräsel, che ormai vige da punto di riferimento per tutto il quartiere Moltke, facendo quasi concorrenza alla torre dell’orologio della vicina scuola (Baugewerkschule). Negli anni seguenti vi si aggiunsero lavori di Ulrich Rückriem, Jo Schöpfer, Ansgar Nierhoff e Heinz Bethke. Il momento culminante venne raggiunto negli anni 1990 e 1991 con il progetto “Materiale e Spazio” di Jochen Krüper e del direttore del Museo di Sculture Marl Uwe Rüth. Nel grande prato al Moltkeplatz hanno lasciato le loro “testimonianze” Christa Feuerberg, Hannes Forster, Gloria Friedmann, Lutz Fritsch, Katja Hajek, Stefan Pietryga, Norbert Rademacher, Thomas Rother e nuovamente Jo Schöpfer. L’ultimo lavoro collocato fu, nel 1994, “Lebensgröße” (Grandezza vitale) di Heinz Breloh.

Nel corso degli anni vennero rimosse le sculture ormai arrugginite e rovinate (a causa del materiale deteriorabile (Ndt)). Dopo la morte di Jochen Krüper nel 2002 il complesso di sculture andò sempre più in degrado. L’aspetto del parco peggiorò in modo crescente. Per far fronte alla minacciosa fine venne fondata dagli abitanti della zona l’associazione “Kunst am Moltkeplatz KaM” (Arte in territorio pubblico - Moltkeplatz). Dopo tenaci e lunghe trattative con i diversi proprietari e il Comune di Essen, ora l’associazione si occupa delle sculture che si ritrovano ad essere in ottimo stato.

L’associazione “Arte in territorio pubblico - Moltkeplatz” si è posta come scopo il mantenimento dell’ensemble presente, così come lo sviluppo continuo delle risorse in loco. L’associazione si occupa delle riparazioni e migliorie delle sculture, con l’appoggio di patrocinati privati, così come la cura delle pubbliche relazioni e l’organizzazione di progetti insieme a giovani artisti. L’impegno nei confronti dell’arte e del quartiere Moltke è un esempio modello nella città di Essen. L’associazione ha un` ottima homepage che fornisce esaurienti informazioni:  www.kunst-am-moltkeplatz.de .

Lutz Fritsch: Ein•Stand
Il tubo di una lunghezza di 10 metri si lancia verso terra di nessuno: l’isola spartitraffico tra la Moltkeplatz e la Ruhrallee. La scultura venne creata nel 1990 da Lutz Fritsch (*1955) appositamente per questa locazione. Il triangolo di prato è punto d’incontro tra la dinamica del viale trafficato e la tranquillità del parco, tra arancione e blu. Questi sono i colori che lo scultore ha dato al suo lavoro concezionalmente poetico. L’artista vede la sua opera e l’ambiente legati in un’unità.

Ulrich Rückriem: ohne Titel (Senza titolo)
“Estrarre dalla montagna, osservare, decidere”. Cosi descrive Rückriem (*1938) il proprio metodo di lavoro. La scultura a forma piramidale disposta in quattro massi di pietra a strati (di roccia dolomitica) è collocata nel punto più a nord-ovest del Moltkeplatz e si integra sempre più nello spazio fra gli alberi che la circondano. La natura si riappropria di ciò che è suo, dopo l’evidente intervento artificiale. E la roccia rimane roccia: imponente, immutabile.

Gloria Friedman: Denkmal (Monumento)
Il muro rosso di cemento di Gloria Friedmann (*1950) con un albero proveniente dalla foresta cittadina e incassato nel muro, tematizza la comunione culturale dell’umanità con la natura. Installato nel 1990, è da inter-pretare come sensazione di una vibrazione, che avvertiamo in noi non appena la natura viene oppressa o richiamata a nuova vita. Il rosso è il colore dell’allarme, dell’amore, del risalto, ma anche della correzione.

Ansgar Nierhoff: Paarweise (A coppie)
Schiena a schiena si trovano le due stele di acciaio, eppure un tempo erano unite. La scultura di Ansgar Nierhoff (*1941) installata nel 1988 volge l’interiorità verso l’esterno. Non si tratta solo del rapporto fra due corpi l’uno verso l’altro nello spazio, bensì del recupero di un simbolo caratteristico da un blocco. I rilievi formatisi dalla divisione in due parti si condizionano a vicenda e sono d’altro canto unici.

Hannes Foster: Eine echte falsche Geschichte (Una vera storia falsa)
La chiesa e la costruzione (contenente un trasformatore elettrico) si trovano in posizione conflittuale, in una storia davvero falsa. Ciò che è vero: la spiritualità e la tecnica non sono in contraddizione, bensì si possono inte-grare a vicenda e stimolarsi. Ciò mette in evidenza Hannes Forster (*1955) nel 1990 con il suo “Enviroment”. La costruzione in muratura posta verso la chiesa mostra la pianta di una navata della chiesa e adatta all’angolo della costruzione. L’opera vuol incoraggiare cambiamenti in una situazione di rottura e trasformazione.

Friedrich Gräsel: Hannover Tor (La porta di Hannover)
Quello che per i disegnatori è una linea, è per Friedrich Gräsel (*1927) un tubo. È dal 1981 che la sua costruzione troneggia sul Moltkeplatz. Essa oltre ad essere imponente, riesce ad emanare coraggio. La forma e il tono bronzeggiante dell’acciaio danno all’opera una sensazione di protezione. Chi la attraversa e le gira intorno, avverte gradatamente una molteplice sensazione di spazio che oltrepassa la scultura verso l’ambiente. In un primo tempo sono solo visioni, in seguito si scopre tutto il parco.

Heinz Breloh: Lebensgröße (Grandezza vitale)
Abbracciare, stringere, spingere, sfondare: con tutto il suo corpo Heinz Breloh (1940 - 2001) elaborò, seguendo una prestabilita coreografia, una massa di gesso che tendeva a diventare sempre più solida. In un certo senso si congiunge con il materiale seguendo il desiderio di essergli il più vicino possibile. “Il lavoro è completato quando non esiste più distanza fra esso e me stesso” - così descrive egli stesso questo processo. Nella colata di bronzo, che si trova dal 1994 al Moltkeplatz, si ritrovano impronte del suo corpo.

Le due seguenti opere si trovano sul terreno appartenente all’abitazione in cui abitò e lavorò Jochen Krüper al numero 5 del Moltkeplatz. I nuovi inquilini proseguono la tradizione organizzando esposizioni con il titolo “Arte in spazio abitativo”. L’artista Thomas Baumgärtel ha onorato con l’ambita “banana spray” sul muro delle abitazioni questa iniziativa di carattere privato, alla quale partecipano anche altre famiglie non solo del quartiere Moltke.

Jo Schöpfer: Stele
Solo osservandola dall’alto si nota che la stele di 2,90 m - installata nel 1990 - rappresenta la pianta di una casa. Questa fu un omaggio di Jo Schöpfer (*1951) creato esclusivamente per il gallerista Jochen Krüper che aveva studiato architettura e dal suo studio al primo piano poteva osservare la scultura.

Katja Hajek: Blaues Pigment (Pigmento blu)
Il lavoro esterno “Pigmento blu” eseguito nel 1990 da Katja Hajek (1950 - 2008) nel 1990 costituisce la parte finale della ensemble delle sculture verso la facciata delle abitazioni. Con l’aiuto del colore l’artista vuole ridefinire la locazione ed evidenziare il passato. Proprio il fatto che usi quel tono di blu, proprio quello che l’artista francese Yves Klein e l’architetto nativo di Essen Werner Ruhnau usarono nel 1959 per il Teatro Lirico di Gelsenkirchen, ci ricorda dove si collaborò a sviluppare l’arte architettonica dell’era moderna: qui nel quartiere Moltke.


Estratto da: Tankred Stachelhaus: Das Essener Moltkeviertel (= Rheinische Kunststätten, Heft 521), Köln 2010, ISBN 978-3-86526-051-2;   traduzione di Cristina Schwarz-Dorra   c.schwarzdorra@uni-due.de

Versioni in altre lingue di questo testo e la completa edizione de 2010 e 2017 (in tedesco) sono disponibili presso l’associazione  Kunst am Moltkeplatz KaM e.V.,  Moltkeplatz 9,  D-45138 Essen
Tel +49 201 261366   Fax 269396   KaM@kunst-am-moltkeplatz.de   www.kunst-am-moltkeplatz.de





Version dated 2010:

English version summary

(English version of the 2017 KaM Brochure here, and of the full KaM web site here)

Kunst am Moltkeplatz   /   Art at Moltkeplatz

The square with its extensive grass meadow exudes a special atmosphere: viewed on the horizontal it appears light and open; when we look up we see that the boughs towering over the meadow form a space reminiscent of a vast hall. The gallery owner Jochen Krüper saw the potential this site offers. It is him we have to thank for the fact that contemporary sculptures by renowned artists are on show here. In 1981 the first work he set up opposite the house Moltkeplatz 5, where he lived and which contained his gallery, was the "Hanover Gate" by Friedrich Gräsel. As a landmark for the whole Moltke Quarter it now rivals the clock tower of the local Baugewerkschule or vocational college. In the following years other works were added, namely those of Ulrich Rückriem, Jo Schöpfer, Ansgar Nierhoff und Heinz Bethke. The culmination came in the years 1990 and 1991 with the project "Material and Space", which was designed by Jochen Krüper together with the then Marl museum director Uwe Rüth. Christa Feuerberg, Hannes Forster, Gloria Friedmann, Lutz Fritsch, Katja Hajek, Stefan Pietryga, Norbert Radermacher, Thomas Rother and again Jo Schöpfer left their imprint on the Moltkeplatz. In 1994 the last work was set up, "Lifesize" by Heinz Breloh.

Over the years corroded and decayed works had to be cleared. After Krüper's death in 2002 the condition of the remaining ensemble deteriorated. The appearance of the park steadily declined. In 2006, to ward off the sculpture park's impending demise, local residents founded the association "Kunst am Moltkeplatz Essen e.V.". After tough negotiations with the various owners and the city authorities, the association took over the role of sponsor for the art works. Since then the eight pieces have been restored to an impeccable condition.

The association Kunst am Moltkeplatz (KaM) has set itself the goal of safeguarding the ensemble on a long-term basis and of continuing to develop this artistic venue. This includes not only restoring and maintaining the works covered by the sponsorship agreement, but also performing public relations and organising temporary projects with young artists. This commitment to art and the neighbourhood provides a model for the city as a whole. The association maintains an excellent information portal at  www.kunst-am-moltkeplatz.de .

Lutz Fritsch: Ein•Stand (Mono•Pole)

This 10 metre high steel tube projects upward in a no-man's land: the traffic island between Moltkeplatz and Ruhrallee. It was developed specifically for this location in 1990 by Lutz Fritsch (*1955). The grass triangle is the interface between the dynamic hustle and bustle on the main thoroughfare and the calm of the park, between orange and blue. These are the colours the sculptor has used for his conceptual and poetic work. Fritsch regards the sculpture and its surroundings as a single unity.

Ulrich Rückriem: ohne Titel (untitled)
"Extract from the rock, examine and decide." These are the words Rückriem (*1938) uses to describe his way of working. This wedge-shaped sculpture, made up of four stacked blocks of Anröchter dolomite stone, has stood at the north-eastern edge of the Moltkeplatz since 1983. Optically it is adapting gradually to the surface of the surrounding trees. After the evidently artificial intervention, nature is reclaiming what belongs to it. And the rock remains rock: massive and immovable.

Gloria Friedmann: Denkmal (Monument)
The signal red concrete wall by Gloria Friedmann (*1950) with a dead tree from the Essen's urban forest embedded in it symbolises man's cultural bond with nature. The work was constructed in 1990. It can be seen as an echo of the vibration we sense within ourselves as soon as nature is confined or awakens to renewed life. Red is the colour of danger, of love, of emphasis, and of correction.

Ansgar Nierhoff: Paarweise (In Pairs)
These two unequal steel posts stand back to back, although once they were one. The sculpture by Ansgar Nierhoff (*1941), erected in 1988, turns the inside out. It not only concerns the relationship between two bodies, but also the recovery of a characteristic signature from a smooth block. The reliefs created when the two single posts were separated are mutually determined and yet in themselves unique.

Hannes Forster: Eine echte falsche Geschichte (A Genuine Fake Story)
The church and the transformer hut stand as though confronting one another, a story which embodies a genuine falsehood. The truth is that the spiritual and the technical are not opposites; rather they can complement and stimulate one another. At least, that's what Hannes Forster (*1955) is saying with his creation from the year 1990. This brickwork sculpture aligned towards the church exhibits the layout of a nave and it hugs the corner of the transformer hut. The work is intended to encourage us to make changes in a world of upheaval.

Friedrich Gräsel: Hannover Tor (Hanover Gate)
What a line is for a graphic artist, a tube is for the sculptor Friedrich Gräsel (*1927). His powerful tubular structure, exuding strength, has stood at the Moltkeplatz since 1981. The form and bronze colouring of the steel give the sculpture something of a "shelter". As you pass through it and walk around you will gradually experience its manifold spatial relations, which extend beyond the work itself and into the surroundings. First you have a view through the work and then you discover the whole park.

Heinz Breloh: Lebensgröße (Lifesize)

Following a prescribed choreography, Heinz Breloh (1940-2001) used his whole body to work a slowly solidifying mound of plaster; embracing it, hugging it, pushing it and punching it. In a way he copulates with the material, seeking the greatest possible intimacy with his sculpture. "The work is finished when there is no longer any space between it and me", is how he describes the process. Traces of his body are recorded in this cast bronze figure, which has stood at the Moltkeplatz since 1994.

The two art works described below stand on the private plot of land of Jochen Krüper's former residence and gallery at Moltkeplatz 5. The new residents are continuing the exhibition tradition at irregular intervals under the title "Art at Home". For this private initiative, which now involves families in the Moltke Quarter and beyond, they have been awarded the much sought after spray banana of the artist Thomas Baumgärtel.

Jo Schöpfer: Stele (Stela)
What is only visible from above is that the 2.9 metre stela, erected in 1990, displays the layout of a house. This was intended by Jo Schöpfer (*1951) as a playful gesture of respect specifically for the gallery owner Jochen Krüper (†2002), who had studied architecture and could see the sculpture from his study on the first floor.

Katja Hajek: Blaues Pigment (Blue Pigment)

The exterior work, "Blue Pigment", by Katja Hajek (1950-2008), applied in 1990 to the side of the house, completes the ensemble of sculptures. The artist's intention is to redefine the locality in terms of colour – and to render the past visible. The fact that she used precisely that blue tone with which the French artist Yves Klein and the Essen architect Werner Ruhnau designed the foyer of the Gelsenkirchen opera house in 1959 reminds us of where modern architecture with its unlimited openness was developed: in the Moltke Quarter.


Excerpt from: Tankred Stachelhaus: Das Essener Moltkeviertel (= Rheinische Kunststätten, Heft 521), Köln 2010, ISBN 978-3-86526-051-2;   translation by Alan Miles   alan.miles@t-online.de

Different language versions of this excerpt and the full booklets
(in German) of 2010 and of 2017 are available from the association Kunst am Moltkeplatz KaM e.V.,  Moltkeplatz 9,  D-45138 Essen
Tel +49 201 261366   Fax 269396   KaM@kunst-am-moltkeplatz.de   www.en.kunst-am-moltkeplatz.de

For the English language version of the 2017 KaM Brochure on Kunst am Moltkeplatz / Art at the Moltkeplatz (including a translation from the original German language version into English) see here.